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Histoire de la ferronnerie

Dès la fin de la préhistoire, le bronze, le cuivre, l'étain, le plomb et le fer ont été travaillés soit à des fins utilitaires, soit dans une intention décorative.   

Les Égyptiens, les Grecs, les Romains entre autres employaient le fer et le bronze pour fabriquer leurs armes et leurs outils.   

Dès le 6ème siècle on encourage l'habileté des ferronniers en leur accordant des privilèges. Ils sont soit installés dans l'enceinte des abbayes afin de confectionner des éléments destinés à la clôture et à la sécurité des bâtiments, soit on leur attribue une rue d'une ville destinée aux ouvriers et en échange de leurs services, l'abbaye leur accorde sa protection.   

Cette première ébauche de corporation, appuyée par la confrérie religieuse, aboutit à des communautés soudées et puissantes à une époque où le travail manuel était plus apprécié que le travail intellectuel. 
Ces communautés, considérées comme une entrave à la liberté, furent supprimées en 1791. Mais les corporations avaient favorisé la qualité des œuvres, l'habileté et la talents des compagnons.   

La corporation des serruriers est alors considérée comme la gardienne de la vie et des biens des sujets grâce à l'ingéniosité de ses serrures et la solidité de ses grilles. 

A ces qualités techniques, il faut ajouter le souci de l'embellissement des demeures. 

Les travaux des serruriers se divisent en deux catégories : 
- la serrurerie fixe : confection des serrures elles-même et de leurs clés, boucles de ceintures, pommeaux de cannes (apparenté à la ciselure et à l'orfèvrerie), girouettes, enseignes, pentures de meubles, mobilier religieux, sièges, horloges, cages à oiseaux… 
- la serrurerie monumentale : indissociable de l'architecture, elle concerne la fabrication de grilles, de pentures, de balcons, de rampes d'escaliers.  

On s'aperçoit de l'énorme quantité d'œuvres exécutées en Europe dès le 11ème  siècle. La France, l'Espagne, l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne et la Suède rivalisent de talent et d'imagination dans leurs travaux.   

Le fer, relativement rare au début du Moyen Age, n'autorise que la production de petites pièces, dont les pentures (traverses de métal servant à l'assemblage des élément de bois constituant le vantail d'une porte avec un dispositif de pivotement. 
Ce procédé fut utilisé dès l'Antiquité, et un grand nombre subsiste en France comme celles de Notre-Dame de Paris, chef d'œuvre du ferronnier Biscornet. 
Les grilles, souvent placées à l'intérieur des édifices, brillent par leur diversité : à Zamora et à Pampelune (Espagne), elles sont produites grâce à l'habileté des forgerons Arabes, qui ont donné un élan considérable à cet art, et les forgerons Espagnols ont perpétué le savoir-faire dans les siècles suivants (la chaire de la cathédrale d'Avila est un chef d'œuvre de l'école gothique en fer relevé au marteau).   

Au 16ème siècle, l'art de la ferronnerie atteint son apogée grâce à la richesse des mines de fer du nord de l'Espagne. On trouve d'immenses grilles ouvragées dans les plus modestes églises et elles atteignent 6 à 8 mètres de haut et 10 à 12 m de large dans les cathédrales.   

C'est au 17ème siècle que la France trouve son propre style, né de la nécessité d'enclore les bâtiments royaux et princiers : le château de Versailles est l'exemple le plus connu. Rampes, balcons, et balustrades deviennent à cette époque des sujets majeurs pour les ferronniers. Cet essor est également remarquable dans les pays germaniques.   

En France, l'âge d'or est le 18ème siècle. Tous les architectes et ornementalistes dessinent et gravent des modèles de ferronnerie. Tous les châteaux et hôtels possèdent grilles de clôture, portails, rampes ou balcons en ferronnerie.    

Mais au 19ème, les moulages et la fonte du fer, nés du développement industriel, se substitueront au travail du ferronnier, et cette décadence artistique frappe tous les pays d'Europe.   

Cependant, au 20ème siècle, le fer connaît un renouveau spectaculaire et devient l'élément essentiel de la construction des édifices. Les ferronniers mettent en œuvre de nouveaux procédés industriels, créant des œuvres techniques éblouissantes. 
Le fer est couramment employé par les sculpteurs abstraits et figuratifs : César, Calder sont des exemples connus d'auteurs d'œuvres en fer. Gaudi, à Barcelone, avec ses célèbres maisons Guëll et Lia, Gropiüs, en Allemagne avec le Bauhaus, Tiffany aux États-Unis, emploient avec bonheur le fer forgé dans leurs bâtiments, leurs décorations intérieures, leurs meubles, luminaires et objets divers.   

En Orient, l'art du fer n'a pas connu le même essor, armes exceptées, et seules des œuvres mineures subsistent.   

En Extrême-Orient, le Japon considèrera le fer comme l'élément noble des métaux et le métier de forgeron comme un sacerdoce. Les artisans ont produit, en dehors des poignards et admirables lames de sabres, de magnifiques objets et animaux travaillés au marteau, sans soudure.   

Le forgeron Africain utilise le fer pour la fabrication d'armes et d'objets à signification religieuse ou magique, ainsi que des insignes du pouvoir.   

De nos jours, de nombreux artisans et artistes, souvent les deux à la fois, perpétuent passionnément la tradition de la ferronnerie d'art.

 

Résumé réalisé par Mme France LOUP

Ets Lorillé

SEE LORILLÉ
125 Impasse de Pombie 
64121 SERRES-CASTET 
Tél : 05 59 33 77 46 
Email : see.lorille@orange.fr

La forge

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"La forge a des parties pleines d'agrément, de délicatesse et de majesté. Elle est susceptible de toutes les formes. Elle a quand elle le veut, l'énergie de la peinture et de la sculpture, la hardiesse de l'architecture et toujours la 

solidité. Tout ce qui sort de ses mains devient monument..."
Jean LAMOUR, serrurier ferronnier du roi LOUIS XIV.

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